CFP for International Conference on Mormonism in collaboration with European Observatory of Religions and Secularism

Please see below for details of the conference, for further information please contact bcellard@numericable.fr

International Conference on Mormonism: The evolution of Mormonism from sect to Church and from Church to sects

Université de Bordeaux 3

6 et 7 décembre 2012

Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine

Organized par Bernadette RIGAL-CELLARD with the Master Religions et
Sociétés and CLIMAS (EA 4196), Université Michel de Montaigne Bordeaux 3

In collaboration with:

Carter CHARLES, CLIMAS (Cultures et littératures des mondes anglophones)

Régis DERICQUEBOURG (CNRS : sociétés, religions, laïcités, UMR 85-82,
axe religions en ultramodernité

The European Observatory of Religions and Secularism

Call for papers

The 2012 Mormonism conference is the sequel to the first French conference on Mormonism (Bordeaux  2009). It will address the issues arising from its institutional evolution.

The currently admitted typology of religious groups includes, sketchily, the cult, the sect, the denomination, the Church, the movement. All groups will not necessarily move from one level to the next and a number of them may stagnate, willingly or not, or simply disappear. It is the prophetic and organizational qualities of the founder(s) and of the successors that dictate the evolution of the group as much as the social and political surroundings.

Mormonism is one of the most interesting religions to study in this regard for, since its birth in 1830, it has operated constant changes that led its major institution, the Church of Jesus-Christ of Latter Day Saints, to move from the status of “sect”—in the sense of a group separating itself from a major tradition to follow a radical prophet—to
that of denomination, and then to reach the crowning status of Church,
at least in its native land.

If the general history of Mormonism is relatively well documented, it is not the case concerning all the steps it has climbed in less than two centuries, when most of its competitors, born in the same conditions, have not succeeded as well. How has Mormonism gone from the complete separatism of its early decades to an almost complete acceptance at home and in several foreign countries?

The conference will examine:

– the status of the main institution, the Salt Lake City Church of Jesus-Christ of Latter Day Saints: if the Church type is defined notably by its great inclusivism, a rather liberal discipline, membership mostly through birth into the religion, how can we reconcile the exclusivism, strict discipline, and dependence on proselytism…, of Mormonism with such status? Has Mormonism only reached the denomination level?

– the charismatic and organizational strategies implemented by the founding prophet, Joseph Smith, his immediate successor, the organizer prophet Brigham Young, and the following prophets and presidents in
order to bolster membership and obtain official recognition;

– the agents of interaction with the surrounding society and government in the USA; the management of idiosyncrasies: are they blurred or emphasized?

– the modifications of doctrine and/or of rituals to obtain recognition,

– the function played by lobbies and by the media (national or controlled by the group) to boost the  normalization of the relationships between the group and the outside.

The beginning of 2012 showing the strength of Mitt Romney’s candidacy for the Republican nomination:

– what strategies does his team rely on to transform his Mormonism into a positive force?

– what impact could his candidacy exert on the relationships between Church and State, religion and politics in the USA?

Moreover, it is obvious that if the changes undergone by Mormonism are mostly visible in its home nation, they also play out in its international branches. The conference will thus address the issue of its status outside the USA:

– the evolving conditions of its recognition by foreign societies and governments;

– public relations and lobbies abroad.

Finally, since in the process of denominationalization, of institutionalization, a heretofore sectarian group can  no longer appeal to those who chose it (or would choose it) for its original fire, it falls prey to inner schisms. Mormonism, in fact, did not have to wait for this process to unfold as it begot dissidence in its first decades
already (Reorganized Church now Community of Christ as one among several…). The conference will look into the roots of these past and current schisms (such as the Fundamentalist Latter Day Saints) and into
their consequences:

– are they the result of mere internal power struggles?

– what role do doctrinal and ritual alterations play?

– do these groups maintain institutional and human relations with the
Church in Salt Lake?

– does their mere existence exert  pressure,  directly or indirectly, on this institution and force it to evolve, and if so, how does it work?

– what relationships do the schismatic groups entertain among themselves?

– what evolutions have they undergone in the past, and what evolutions
can we predict for them?

Send a 20 line abstract and a short biography before September 15th, 2012 to: bcellard@numericable.fr

No funding can be granted to participants

 

“L’évolution du mormonisme de la secte à l’Église, de l’Église aux sectes”

Université de Bordeaux 3

 6 et 7 décembre 2012

Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine

 Colloque international organisé par Bernadette RIGAL-CELLARD en partenariat avec le Master Religions et Sociétés et l’Équipe d’accueil CLIMAS (EA 4196) de l’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3

En collaboration avec :

Carter CHARLES, CLIMAS (Cultures et Littératures des Mondes Anglophones)

Régis DERICQUEBOURG (CNRS : sociétés, religions, laïcités, UMR 85-82)

L’Observatoire européen des religions et de la laïcité

Appel à communications :

Faisant suite au premier colloque universitaire en France sur le mormonisme que nous avions organisé en décembre 2009 et qui abordait son rapport aux sociétés et aux États, celui-ci interroge les modalités de son évolution institutionnelle.

La typologie des groupes religieux actuellement reconnue inclut, schématiquement, le culte, la secte, la dénomination, l’Église, le mouvement. Tous ne vont pas forcément passer de l’un à l’autre, un certain nombre pouvant stagner, volontairement ou non, à chacun de ces niveaux, ou disparaître. C’est la qualité prophétique et organisationnelle du/des fondateur/s et des successeur/s qui dicte l’évolution ou non du dit groupe tout autant que le climat social et politique extérieur. Le mormonisme constitue une des religions les plus intéressantes à étudier dans ce cadre car depuis sa naissance en 1830 il opère des mutations constantes qui ont fait passer son institution principale, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, du statut de « secte », au sens de groupe se détachant d’une tradition majeure pour suivre un prophète radical, à celui de « dénomination », pour atteindre, dans son pays au moins, le couronnement de celui d’« Église ».

Si l’histoire générale du mormonisme est relativement bien documentée, ce n’est pas le cas de toutes ces subtiles étapes qu’il a franchies en moins de deux siècles, étapes que la plupart de ses concurrents nés dans les mêmes conditions n’ont jamais pu dépasser. Comment a-t-il progressé de la séparation la plus absolue dans ses débuts à l’inclusion quasi aboutie en 2012 dans son pays d’origine et dans plusieurs autres pays, et au chiffre d’environ quatorze millions de baptisés dans le monde aujourd’hui ?

Les participants se concentreront sur :

– l’examen du statut d’Église de son institution principale : en effet si le type Église se définit notamment par un grand inclusivisme, une discipline libérale, une appartenance essentiellement par naissance…, comment concilier l’exclusivisme, la discipline stricte, la dépendance sur le prosélytisme…, du mormonisme avec le dit statut, ou alors ne relèverait-il encore que du type dénomination ?

– les stratégies charismatiques et organisationnelles déployées par le prophète fondateur, Joseph Smith, son successeur immédiat le prophète organisateur Brigham Young, et les prophètes présidents suivants afin d’élargir le noyau initial de disciples et obtenir la reconnaissance statutaire ;

– les agents de l’interaction avec la société environnante et le gouvernement aux États-Unis ; la gestion des idiosyncrasies : s’agit-il de les minorer, de les maximiser ?

– les modifications de la doctrine et/ou des rituels pour obtenir la reconnaissance ;

– la participation des médias nationaux et des médias contrôlés par le groupe à l’opération de normalisation des rapports groupe religieux/extérieur.

Le début de 2012 démontrant la solidité de la candidature de Mitt Romney à la nomination républicaine :

– quelles stratégies son équipe utilise-t-elle pour transformer son mormonisme en atout et non en handicap ?

– Quel impact sa candidature peut-elle avoir sur les rapports entre Église et État, religion et politique aux États-Unis ?

En outre, il est bien évident que si les mutations du mormonisme s’élaborent essentiellement aux États-Unis, elles se manifestent également dans ses implantations internationales. On interrogera alors le statut dont il relève en dehors de son pays d’origine :

– les modalités évolutives de la reconnaissance ou non du mormonisme par les sociétés et les gouvernements étrangers ;

– les activités de relations publiques, médiatiques, à l’étranger…

Enfin, dès lors qu’un mouvement naguère minoritaire s’institutionnalise, il ne peut plus satisfaire tous ceux qui l’avaient (ou l’auraient) choisi pour son feu originel, et il s’expose par conséquent à de nouvelles ruptures. Le mormonisme n’a pas attendu la reconnaissance extérieure pour être sillonné de courants schismatiques puisqu’il les a suscités dès ses premières décennies (Église réorganisée, maintenant Communauté du Christ, entre autres…). Les participants examineront les mobiles exacts de ces scissions passées et actuelles (les divers mouvements fondamentalistes par exemple), et l’impact de celles-ci :

– sont-elles le résultat de simples luttes internes pour le pouvoir ?

– quel rôle jouent les modifications doctrinales et rituelles ?

– ces groupes entretiennent-ils des rapports institutionnels et/ou humains avec l’institution majoritaire de Salt Lake ?

– la pression que leur existence exerce, directement ou indirectement, sur celle-ci la fait-elle évoluer, et si oui comment ?

– quels rapports les groupes dissidents entretiennent-ils entre eux ?

– quelle évolution les groupes nouveaux ainsi constitués ont-ils suivie ou vont-ils suivre ?

Envoyer une proposition de 20 lignes, une biographie réduite, avant le 15 

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